lunes, 5 de marzo de 2018

Rumb a Marrakech

11-09-17 

Dilluns. Ha arribat el moment de despedir-me d'aquesta família tan especial i d'aquest lloc que m'ha robat el cor. Això sí, puc dir que he aprofitat bé el temps... Ceràmica de principi a fi, fer pa, passejades i postes de sol, una visita al zoco de Ourtzagh i fins i tot un casament!

Forn de pa de la casa construit per l'Aïcha



Tajine. Sense paraules!!!! Bnin!

Comitiva per anar a casa el nuvi durant el casament

Zoco de Ourtzagh



L'Ali m'acompanya amb la furgoneta a Ourtzagh i allà quatre estudiants i jo agafem un taxi direcció Fes. Hi passo la tarda visitant la medina i les seves infinites botiguetes. A Fes s'hi fa una ceràmica molt peculiar, amb el característic color blau cobalt, però no hi visito cap taller.


Botiga de ceràmica a la medina de Fes

Agafo el tren de nit cap a Marrakech.



12-09-17

Al matí em trobo amb la Zineb Triki, una artista que va estudiar ceràmica a Granada fa uns anys i que coneix també la família Lakhal i la Mama Aïcha. Anem al seu taller ARTERRE http://arterre-marrakech.com/, que està a casa seva i m'explica la seva experiència a Aïn Bouchrik, els projectes que té entre mans i em dóna referències sobre els ceramistes de Safi, ciutat d'on ella és originària i que és el meu pròxim destí.

Fent un tomb per la medina compro ceràmica de Fes, un bol amb decoració cal·ligrafiada preciós. La Zineb m'ajuda a diferenciar la ceràmica d'un lloc a un altre i me n'explica detalls. També compro dos bols fets a Tamegroute, un poble situat al desert, al sud de Marroc, i on fan una característica ceràmica esmaltada. Aquests esmalts s'aconsegueixen amb combinacions de manganès, coure, plom i antimoni entre altres. M'hi queda pendent una visita.
Ceràmica de Tamegroute

A la tarda visitem la fundació Dar Bellarj https://www.facebook.com/darbellarj/, on ara mateix i fins el 31 d'octubre s'hi troba l'exposició Femme Gravée. Tatuage: art et tradition, sobre l'història dels tatuatges feminins amazigh. Les simbologies utilitzades són les mateixes que en la terrisseria, així que no pot ser més interessant. Aquí l'enllaç a un article sobre la expo: https://www.yabiladi.com/articles/details/60259/marrakech-exposition-fait-sortir-tatouages.html





Entrevue à Mohamed Lakhal

ENTREVUE À MOHAMED LAKHAL
AÏN BOUCHRIK, LE 10 SEPTEMBRE 2017

Júlia : Bonjour Mohamed

Mohamed : Bonjour Julia

J : Mohamed est le fils d’Aïcha…

M : Oui, c’est le fils de la potière Aïcha du village Aïn Bouchrik, la khabila Sless, à Taounate qui se situe au pre-Rif, au nord du Maroc.

J : Tu connais bien les centres potiers de la région, combien de femmes il y a qui travaillent maintenant comme ça, en gardant la manière traditionnelle ?

M : Oui, je suis le fils de la potière, je connais bien cet artisanat. Je connais tous les villages des potières au Nord du Maroc, surtout dans le Rif et le pre-Rif. Ici, à Aïn Bouchrik, il reste cinq ou six femmes qui travaillent la poterie de façon accroupie, ce n’est pas avec le tour. Ça, c’est la caractéristique de la poterie féminine du Rif.

J : D’accord. Les choses identitaires sont aussi les décorations et la manière de faire la cuisson ?

M : Oui, ici c’est très différent des autres centres de potières ou de potiers au Maroc. Les formes, la couleur, les motifs… c’est complètement différent. Chaque centre de la poterie, chaque village, elle a ses motifs spéciaux.

J : Pour les reconnaître, pour les différencier d’un à l’autre… 

M : Oui, pour les séparer des autres et pour identifier chaque poterie et chaque village ; elle a ses motifs spéciaux.

J : D’accord. Pourquoi ces femmes potières n’ont presque rien changé de la manière traditionnelle de travailler ?

M : C’est comme ça, toutes ces femmes potières, elles ont pris le métier de leur mère, de mère en fille, et comme ça… Ce n’est pas avec l’intelligence ou… elles ont appris les motifs et les formes et elles gardent…

J : Elle les répète et les passe à leurs enfants, bon, à leurs filles…

M : Oui, de mère en fille, de mère en fille. C’est ça… Mais, malheureusement ce métier de la poterie ici, au village et dans tous les villages des potiers au nord du Maroc, surtout dans le Rif et le pre-Rif, est en voie de disparition. Maintenant il reste seulement les vieillards, les femmes vieilles,  qui travaillent la poterie. Et on a eu une initiative pour donner de la valeur, valoriser ce travail, cet artisanat et faire apprendre cette technique aux filles du village…

J : Aux jeunes…

M : Oui, surtout aux filles qui ne sont pas allées à l’école, qui ont arrêtées d’aller à l’école, en essaie de leur apprendre cette technique, ce métier.

J : En ce qui concerne les décorations, elles se font avec les engobes, non ?

M : Oui, d’abord il y a le travail, c’est le modelage, et après l’engobe.

J : Et tout ça, la terre, la chamotte, c’est tout de la région, d’ici ? Les engobes aussi ?

M : Oui, la matière première est toute d’ici, du village, de la région. Il y a la terre, qui s’appelle adoka, c’est l’argile, il y a la chamotte, asgine, ce sont des petites pierres pour donner la résistance a la terre. Il y a aussi la terre rouge pour l’engobe et aussi la terre blanche, pour l’engobe et la décoration et aussi le manganèse. Le seul produit qui est d’ailleurs, c’est à côté de Fès, c’est le manganèse. Ce n’est pas ici au village, mais c’est tout près, à 50 ou 60 kilomètres d’ci, du village.

J : La décoration que ces femmes potières font dans les vaisselles, a-t-elle une symbologie concrète ?

M : Ici, pour les femmes potières elles ont appris ces motifs de leur mère, c’est hérité, rien d’ajouté,  rien de changé. Les mêmes motifs qu’on trouve dans les anciennes poteries. Les plus anciennes ont les mêmes motifs qu’on trouve maintenant.
Il y a le Mahreb, des demis arcs qu’on trouve dans les mosquées, il y a les noyaux des olives, c’est leur forme. Il y a la ceinture, il y a le mille-patte…

J : Mille-patte, qu’est-ce que c’est ?

M : Le mille-patte c’est un insecte…

J : Beaucoup de choses qu’il y a dans la vie quotidienne.

M : Et qu’on trouve dans la nature. Il y a des symboles des hommes et des femmes, on trouve des grenouilles. Je ne suis pas expert de la symbologie mais ces sont les formes qu’on trouve et qu’on voit sur les pièces.

J : Il y a beaucoup de géométrie…

M : Oui, des formes géométriques.

J : Ça fait penser aussi à l’architecture.

M : À l’architecture locale, oui.

J : D’accord. Chaque village a sa propre décoration ou symbole qui permet l’identifier. Quels sont ceux d’Aïn Bouchrik ? S’il y en a certains…

M : Ici, pour identifier les pièces de la poterie d’Aïn Bouchrik, c’est avec les noyaux des olives et la ceinture. C’est ce qu’on trouve dans les colliers des femmes autour du cou. Oui, et la couleur aussi. Blanc, c’est la couleur de la poterie d’Aïn Bouchrik.

J : C’est la représentative d’Aïn Bouchrik, la blanche ?

M : Oui.

J : Avec les dessins en noir et en rouge ?

M : Oui.

J : La cuisson c’est en ciel ouvert…

M : Oui, en plein air,

J : Tu peux nous expliquer un peu leur fonctionnement et quel combustible utilisent les femmes.

M : Pour la cuisson des pièces on met en plein air. Nous avons un petit trou, la première fois on met du combustible : c’est du bois,  des bûches, de restes des olives pour donner plus de chaleur et aussi la galette de la bouse de vache. C’est pour donner une température plus haute.

J : La bouse de vache, les femmes font une tarte…

M : Oui, des galettes.

J : Ah, d’accord, la galette. Elle donne beaucoup de température et elle brûle petit à petit.

M : Oui, pour la température, elle commence de zéro et elle monte doucement, doucement jusqu’à 840-900 degrés. La cuisson dure presque une journée et la nuit, jusqu’à le lendemain.

J : Ça dépend de la quantité de pièces.

M : Ça dépend de la quantité de pièces et de la quantité de bois et de bouse de vache qu’on met dans la cuisson.

J : Ça permet aussi de faire baisser la température doucement.

M : Oui, elle diminue aussi lentement. Comme ça, avec cette température et cette technique il n’y a pas de dégâts. Les pièces ne s’explosent pas. On a un bon travail…

J : Oui, les pièces sont bien cuites.

M : Oui, oui.

J : Comment est-ce que tu vois l’avenir de la poterie au Rif?

M : Je crois… à mon opinion, le plastique a tué la poterie. Avant, toutes les maisons utilisaient les pièces de la poterie : pour charger de l’eau, pour garder de l’eau, pour garder de l’huile, pour faire le beurre, le petit lait…

J : Pour cuisiner, pour manger…

M : Oui, on n’utilisait que la poterie. Maintenant elle est déplacée parce qu’il y a le fer, l’inox, d’autres matériaux…

J : Et pour manger aussi, il y a le verre, le plastique, la céramique plus industrielle…

M : Oui. Je crois que d’ici quatre ou cinq ans, avec les vieilles femmes, ça va arrêter.

J : Avec ces femmes, cet artisanat va disparaître.

M : Oui… Mon espoir c’est de trouver une solution. La seule solution pour moi c’est de trouver un marché pour commercialiser la poterie.

J : En dehors ?

M : Même, je crois, ici au Maroc et à l’étranger. Parce que comme je suis connaisseur un peu de la poterie, il y a beaucoup des étrangers qui viennent encourager cette technique…

J : Parce qu’ils aiment peut être plus la manière traditionnelle et ici, c’est déjà vu.

M : C’est la culture, c’est un patrimoine culturel et historique des temps très anciens.

J : Est-ce qu’il y a, ou il y a eu un type d’aide de la part du gouvernement marocain pour protéger les femmes, ou la poterie en général ?

M : Non, non. Rien de rien. Seulement des initiatives de côté des étrangers. Il y a des amateurs de cet art et cette tradition, qui viennent encourager les femmes qui restent à travailler.

J : D’accord. Tu m’as parlé l’autre jour d’une association qui est en construction, que tu vas faire et qui travaillera pour la promotion et la protection de ses femmes et cette tradition artisanale. Quel sera son rôle  pour faire ça ?

M : Oui, il y a une initiative avec des amateurs de la poterie féminine du Rif et du pré-Rif, de nationalité espagnole et française. Ce sont des gens qui aiment la poterie et qui aiment la femme. On essaie de crée cette association pour valoriser, essayer de sauvegarder cette technique et cet artisanat. Notre rôle c’est d’aider la femme, pousser les jeunes filles à aimer et à apprendre cet artisanat et cette technique, dans le but de chercher, de commercialiser cette technique et ces pièces. Notre valeur c’est de préserver et garder cet artisanat.

J : Peut-être que la chose la plus prioritaire ce serait de l’enseigner aux jeunes filles pour garder l’esprit et après la commercialisation pourra se faire.

M : Oui, comme je t’ai dit à la première question, il y a des filles qui ont arrêtées d’aller à l’école. Maintenant, tu vois, au village, le lycée c’est un peu loin du village et les filles arrêtent de continuer leur carrière.  En essaie de sensibiliser et encourager ces filles à travailler, à toucher la terre, aimer cette poterie, dans le but de garder et préserver ce patrimoine.

J : D’accord. Bon, on a fini, merci beaucoup, shokran, shokran…

M : De rien Julia, on espère que tu seras ici un membre actif de notre association.

J : Oui. Ma petite part peut être de faire arriver mon expérience aux autres…

M : Oui, et parler de ce village, de cette technique, de cette poterie et de ces femmes. Tu vois, comme Aïcha… je crois que la plus jeune c’est Aïcha.

J : La plus jeune ?! Quel âge a Aïcha ?

M : Quatre-vingt-quatre ans, et les autres sont très, très vieilles. On espère qu’on trouvera la relève.

J : Oui, on espère. Merci beaucoup.




miércoles, 28 de febrero de 2018

Aïn Bouchrik VI - recol·lecció de l'argila

10-09-17

Matinem per anar a buscar argila, ja que no hi hem anat des que sóc aqui. L'Aïcha ja en tenia de recol·lectada però li he insistit a que em deixi acompanyar-la i n'agafem més.
A les 6:30 ens posem en marxa l'Aïcha, el burro i jo. Baixem cap a la vall per un caminet i al cap de mitja hora de camí arribem a una esplanada.
Està tot molt sec, hi ha un tros del camí que es veu la terra molt craquelada, aquesta és l'argila bona. Amb una aixada petita l'anem aixecant i posant-la en blocs al cabàs, del cabàs a les alforges del burro i tornem cap a casa.
La pujada ens costa més, sobretot al burro, no semblava que havíem baixat tant.
No vam preparar la terra però el procés següent seria netejar-la d'impureses com pedretes o branquillons i posar-la en aigua. Després barrejar-la amb la xamota, que actua com a desengreixant i dóna més cos a l'argila.













martes, 27 de febrero de 2018

Aïn Bouchrik V - cuita

07-09-17

Dijous, tenim molta feina feta i ha sigut un dia bastant relaxat. Acabem de decorar algunes peces que ens van quedar del dia abans i comencem a preparar el forn. Al ser un forn petit per la quantitat de peces que hi ha, el fem davant de casa mateix. Primer col·loquem un llit de pinassa i fusta petita i comencem a posar-hi les peces, començant pel centre i anar creixent cap enfora.





Primer les gerres més grans recolzades entre elles i les altres pel voltant i per damunt, anant fent una muntanyeta. Ho envoltem tot amb més llenya petita i posem unes pedres al voltant del forn marcant-ne el perímetre.



L’Aïcha ja tenia a punt d’alguna altra cuita les tortes fetes de fems del burro de la casa i palla. Són d’uns 30-40cm de diàmetre i les anem col·locant per sobre de la muntanya de peces. Anem al corral a buscar més fem i palla petita i cobrim tot el forn. Ja ho tenim a punt. Demà a les cinc del matí encendrem el foc.





A la tarda anem a veure les oliveres de l’Aïcha, caminem una mitja hora fins que hi arribem. Al·lucino amb la quantitat d’oliveres que hi ha a tota la vall i lo grans que són. Són part del sosté econòmic de les famílies que viuen en aquesta zona rural. Totes en preparen les seves olives de diverses maneres diferents (boníssimes i presents en tots els esmorzars) i o fan l’oli, o vénen part de les olives.






08-09-17

Divendres, dia de la cuita. A l’hora de sopar de dijous havíem decidit que no l’enceníem a les cinc perquè es posava a fer molt vent i tenia pinta de continuar, quedem que l’Aïcha em picarà a la porta de l’habitació. Amb aquestes que em llevo a les set, surto i la veig allà al costat del forn, i el forn fumejant! “Aïcha no m’has avisat!!” “Oh, és que dormies tan bé...“



M’explica que l’ha encès per un sol punt, a mitja alçada del forn, fent-li un foradet per prendre’l i el torna a tapar. Les dues amb el cabell sucat de henna, anem fent viatges a l’estable per agafar més fem i palla petita, gairebé en pols i l’atansem al forn. A mesura que es va consumint el combustible i es comença a posar negre, se n’hi va afegint més a trossos. L’anem controlant durant unes hores.


El fem va molt bé com a combustible perquè crema lent i aguanta molt l’escalfor (això ajuda molt en la baixada de temperatura també). La ceràmica necessita pujar de temperatura a poc a poc i que el refredament, un cop cuit, també sigui lent.

Una altra cosa per tocar de peus a terra. Ens preocupem tantíssim per respectar la corba de cocció, la temperatura cada hora i mitja, etc etc... i aquestes dones que són vertaderes mestres del foc, saben mesurar la temperatura només atansant-s’hi una mica o pel color que té. Conec molts ceramistes que dominen el foc i que m'han trasmès el seu amor per aquest element, i jo em sento una pequeña saltamontes, escoltant, observant i provant.


Al vespre del mateix dia ja s'intueixen algunes peces, les pico amb els dits i tenen bon so. Sembla mentida que s'hagin cuit bé amb tant poca estona i la capa tan fina de combustible. Però així és. Ara venen unes quantes fotos del desenfornament i les peces ja cuites i llestes per la seva nova vida:









viernes, 23 de febrero de 2018

Aïn Bouchrik IV - decoracions i simbologies


Pel que fa a les decoracions, com deia, són fetes amb un pinzell molt finet fet de pèl de cabra. El color negre s’obté de l’òxid de manganès: un bon tros d’aquest mineral és rascat en una pedra gran que té una mica de clot i s’hi afegeix una mica d’aigua. Pel color vermell utilitzem una argila rogenca, rica en òxid de ferro, de la zona.


En altres zones del Rif, sobretot a Idardouchen, al nord del Rif, s’utilitza un pigment vegetal extret de l’arbust Pistacea lentiscus (llesntiscle). Esdevé un color negre més o menys intens i s’aplica després de la cuita.
La decoració es basa principalment en línies i formes geomètriques com triangles, rombes, quadrícules, espigues, mitjos cercles,... Sempre fetes a mà alçada, amb traços decidits i hàbils gràcies als anys d’experiència. Vaig constatar que així com és estrictament important el fet de quins símbols representar, no ho és tant l’exactitud de la línia. Si aquesta es torça una mica, o cau alguna gota de color en un lloc de l’atuell on no toca... això no és tan preocupant. Els símbols sí, ja que cada tribu té els seus propis, i així es pot reconèixer quines terrisseres els han fet es trobin on es trobin.
Els rombes són molt representatius d’Aïn Bouchrik, i s’acostumen a alternar vermells i negres. L'Aïcha em fa una guia de per on ha d'anar la decoració i quins símbols posar-hi o em deixa fer al meu aire, sempre seguint l'estil. Hi ha peces velles allà mateix, en senyalo una i li dic kif kif? (igual?), assenteix i m'hi poso. 



Aquestes mateixes decoracions es troben tant en l’art tèxtil com ens els tatuatges que lluïen les dones i en les joies. Molt resumidament, aquests són els principals tipus de simbologies:

-Símbols antropomorfs. De manera molt esquematitzada i representacions de divinitats femenines, protectores de l’agricultura i la fecunditat, fets atribuïts a la Gran Mare des del Neolític.
-Símbols zoomorfs:
-Granotes, associades a la fecunditat i a la creació i en la cultura bereber considerada com a talismà protector de les dones embarassades.
-Serps, associades a la immortalitat per la seva renovació periòdica amb el canvi de pell, es troben tant dibuixades amb manganès com modelades en relleu en alguna part de l’atuell.
-Ulls. Al Magreb l’ull és un símbol protector i a vegades se’l representa en la Khamsa, o mà de Fàtima.
-Símbols vegetals. Tals com espigues, estan relacionats amb la fertilitat de la terra i les collites.
-Símbols relacionats amb l’aigua. Motius en forma de columnes fetes amb línies verticals, i entre elles diverses composicions geomètriques. També a vegades se simbolitza amb dibuixos de núvols i pluja, amb el fi d’invocar les precipitacions, tan necessàries per les seves collites.
-Triangles. És ben sabut que estan carregats de simbologia des de temps immemorials. Les terrisseres rifenyes els representen pintat, buit, quadriculat o reticulat. Si el triangle mira amunt representa l’home, si mira cap a baix és un símbol femení i té relació amb la fertilitat.
-Creus. Tot i que el cristianisme va arribar al Magreb amb la romanització i s’hi va quedar fins l’arribada de l’Islam, no s’associa l’ús d’aquest símbol amb aquesta fe, ja que s’ha trobat representacions de creus molt semblants en gravats rupestres relacionats amb algunes necròpolis megalítiques nord-africanes i, per tant, molt més antics.
-Reticulats i escacats. Amb línies verticals i horitzontals creant quadrats o bé amb línies obliqües creant rombes. Ja apareixia aquesta decoració també en gravats rupestres. En la ceràmica rifenya s’utilitza moltíssim. L’escacat, generalment alternant quadrats blancs (engalba de fons), vermell i negre és un símbol de terra i es relaciona amb les àrees de cultiu.
*bibliografia: Cerámica Rifeña Barro Femenino, Jorge Wagner